LES
TRIPLETTES DE BELLEVILLEJeudi 4 septembre à 20h30 Dimanche 7 septembre à 18h et 20h30 2002. France-Canada-Belgique. Durée : 1h20. Réalisateur : Sylvain Chomet. Film d'animation. Madame Souza élève seule son petit fils orphelin, Champion, dans sa maison de banlieue. Champion est d'un caractère très mélancolique, rien ne parvient à l'égayer, ni les jouets, ni le don d'un chien, ni le spectacle télévisé des fameuses " Triplettes de Belleville ". Le vélo semble être la seule chose qui l'attire. Madame Souza décide alors de faire de l'enfant un champion. Attention ! petit
bijou ! Beauté visuelle, animation de qualité, scénario
plein d'imprévu, richesse émotionnelle, charme nostalgique
et humour débridé. Impossible de résister à
Champion l'enfant triste et à Bruno, son lourdaud de chien. Chaque
détail est soigné. Les vieilles femmes à chignon,
les papiers peints à fleurs, l'ORTF, les illustrations du "
Miroir du Cyclisme " et toute l'imagerie liée aux Tours de
France des années 50-70. Et au delà du plaisir pur, mille
petites notes sociologiques peuplent le récit : l'expansion de
la ville, la modernisation, bref un régal de bout en bout, à
voir et à revoir. |
LA
JARRELundi 8 septembre à 20h30 1992.
Iran. Durée : 1h36. Réalisateur : Ebrahim Forouzesh, avec
B.Khodaveisi, F.Azrah, A.Haji-Ghasemi. " Cette anecdote
toute simple, cache une belle leçon de tolérance, de solidarité
et de générosité. " Le Monde de l'Education. |
DANSE
DE LA POUSSIERELundi 15 septembre à 20h30 1990. Iran. Durée : 1h23. Réalisateur : Abolfazl Jalili, avec Mahmood Khosravi, Limua Rahi. Dans une région balayée par les vents, un jeune garçon, Llia, écoute les rumeurs. Hanté par ces voies qui ne le laissent pas dormir, au milieu de paysages solitaires, il part courir. Le jour, il travaille dans une briqueterie comme tous les villageois. Il y rencontre une fillette de son âge… Le film n'a jamais
été projeté en Iran, et a été bloqué
7 ans par la censure. On se demande pourquoi, sinon parce qu'il ne donne
pas une image flatteuse du développement économique de certaines
régions. Pourtant il est d'une beauté saisissante. Ce film,
aussi modeste qu'ambitieux, sommet poétique d'une ethnographie
quasi documentaire, est une œuvre originale loin des sentiers battus.
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SWIMMING
POOLJeudi 11 septembre à 20h30 Dimanche 14 septembre à 18h et 20h30 2003. France. Durée : 1h42. Réalisateur : François Ozon, avec Charlotte Rampling, Ludivine Sagnier, Charles Dance, Marc Fayolle. Sarah, auteur de polars à succès, subit une crise d'inspiration. Son éditeur lui propose alors d'emménager dans sa propriété du Lubéron. Sarah accepte et se remet au travail. Une nuit, une jolie demoiselle délurée s'introduit dans la maison. C'est Julie, la fille de l'éditeur et son apparition chamboule tout.. Les personnages
de François Ozon ont toujours des problèmes avec la réalité.
Dans Swimming Pool, il dépeint cliniquement la possession réciproque
des deux héroïnes. Après un prologue volontairement
banal, le film prend soin de mélanger les pistes. Et le coup de
théâtre final laisse au spectateur la possibilité
de construire sa propre interprétation. " Soutenu admirablement
par ses deux comédiennes, Swimming Pool obéit à une
rigueur totale qui métamorphose un script intelligemment cérébral
en film envoûtant. " Première |
UN
TAXI POUR TROIS (V.O.)Mardi 16 septembre à 20h30 2001. Chili. Durée : 1h30. Réalisateur : Orlando Lübbert, avec Alejandro Trejo, Daniel Munos, Fernando Gomez-Rovira Ulises Morales, chauffeur de taxi, est pris en otage par deux truands qui l'obligent sous la menace à être leur chauffeur. Mais appâté par le gain, Ulises réalise vite que ces vols lui rapportent plus que ses gains de chauffeur. Il finit par se joindre aux malfrats pour partager les bénéfices. Fondée
sur des faits réels, cette histoire est un prétexte pour
nous promener au cœur du Chili, un Chili partagé entre pauvreté,
délinquance et crime. Le réalisateur en fait une comédie
satirique très réussie, noire et caustique. C'est aussi
le portrait de trois personnages complexes et denses, subtilement interprétés.
Les Chiliens ont fait un triomphe à ce film, et la critique européenne
lui a fait un accueil très positif. |
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LUMIERES
en présence du réalisateur J.P. Lledo Jeudi 18 septembre à 20h30 1989. Durée : 1h50. Réalisateur : Jean-Pierre Lledo, avec Mohamed Fellag, Mustapha Halo, Anne Turolla, Doujda, Yahia Benmabrouk, Faouzi SaÏchi. Un
cinéaste « officiel » spécialisé dans
les films de commande, va tourner son premier film autobiographique et
régler tous ses comptes. Après une longue dépression,
il redécouvre ses proches, son environnement, lui-même. Pris
en main, quelque temps, par son voisin intégriste, c’est
surtout la rencontre avec un vieux projectionniste, lui restituant un
passé censuré, qui l’aidera à se retrouver.
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RACHIDAVendredi 19 septembre à 20h30 2002. Durée : 1h40. Réalisatrice : Yamina Bachir-Chouikh, avec Ibtissème Djaouadi, Bahia Rachedi, Rachida Messaoui En, Zaki Boulenafed, Amel Choukh, Abdelkader Belmokadem. Rachida a vingt ans, elle travaille comme institutrice dans un quartier populaire. Un matin, elle est abordée par quatre jeunes hommes qui lui ordonnent de poser une bombe dans l’école. Malgré sa peur, elle refuse d’obtempérer. Ils lui tirent dessus et la laissent pour morte. Elle survit cependant et se réfugie avec sa mère dans un petit village, croyant pouvoir ainsi fuir la violence des terroristes… Comment vivre quand il n’est question chaque jour, chaque nuit, que de survivre ? C’est la tragédie quotidienne d’un pays tout entier que la réalisatrice Yamina Bachir-Chouikh a choisi d’explorer, par l’intermédiaire d’une communauté villageoise. En optant pour un point de vue féminin, elle accuse certes les hommes, mais elle pointe aussi les faiblesses de la société algérienne : les jeunes désœuvrés, l’impossible dialogue entre les hommes et les femmes. Dans une mise en scène sobre, Yamina Bachir-Chouikh nous donne un des films essentiels de l’année 2003. |
LE
HAREM DE MADAME OSMANESamedi 20 septembre à 20h30 Prix de la meilleure première œuvre à la Biennale des cinémas arabes. 2000. Durée : 1h40. Réalisateur : Nadir Moknèche, avec Carmen Maura, Myriam Amarouchène, Biyouna. 1993, en Algérie : début de la guerre civile. Deux cultures sont face à face. Depuis que son mari l’a abandonnée pour épouser « sa Française », les locataires de Madame Osmane doivent subir ses accès d’humeur. Accès d’humeur d’autant plus nombreux que la solitude pèse à la dame. Lorsqu’elle apprend que sa fille est amoureuse et souhaite se marier, la perspective de se retrouver seule va pousser cette femme encore très désirable au paroxysme. Nadir Moknèche, pour son premier film, nous révèle le quotidien en crise des femmes algéroises. Nous découvrons, au travers de la cérémonie du mariage chez les femmes, une société à deux vitesses, voulue par les islamistes, et qui, peu à peu, gagne du terrain. Il y a des moments vraiment palpitants. La caméra révèle habilement chaque détail. Le scénario, très bien conçu, fait apparaître progressivement, derrière la comédie, cet arrière-plan tragique qui l’emporte peu à peu. |
| VENT
DE SABLE Dimanche 21 septembre Sélection officielle Cannes 1982. 1982. Durée : 1h40. Réalisateur : Mohamed Lakhdar Hamina, avec Leïla Shenna, Albert Minski, Nadia Talbi, Himoud Brahimi. Une palmeraie au fond d’un cône de sable. Cinq jours sur sept, le simoun souffle, se transforme en tempête et ravage tout sur son passage. La principale activité des habitants de la palmeraie consiste donc à réparer les dégâts et à refaire depuis toujours les mêmes gestes millénaires pour désensabler, c’est-à-dire survivre. La seule personne qui ne participe pas à cette activité est Abbas l’aveugle, sorte de prophète philosophe. Parmi les habitants deux frères Amara et M’Hamed. La femme d’Amara accouche d’une huitième fille et cette naissance va provoquer un drame. Tragédie
au milieu des sables. Le film de Lakhdar Hamina (Palme d’Or Cannes
1973 pour Chroniques des années de braise) est aussi un documentaire
servi par une image magnifique, tourné dans cette région
du Souf où n’émergent du sable que les têtes
des palmiers. Dans cette communauté villageoise repliée
sur elle-même, jalousies et frustrations aboutissent au drame. Un
film d’une grande intensité dramatique. |
LA
BATAILLE D'ALGERLion d’or au festival de Venise 1966. Grand prix de la Critique internationale 1966 1966. Durée : 1h30. Réalisateur : Gilles Pontecorvo, avec Brahim Hadjadj, Yacef Saâdi, Mohamed Bagdadi. En octobre 1957, les parachutistes du colonel Mathieu investissent la Casbah pour s’emparer d’Ali La Pointe. Celui-ci se souvient de son passé. De délinquant, il est devenu chef guérillero du FLN, a posé des bombes et organisé des grèves. Mais ce 7 octobre 1957, il tombe. Trois ans plus tard, la population algérienne se répand dans les rues en réclamant l’indépendance. Inspiré de ceux qui l’ont vécue, le film La Bataille d’Alger propose une reconstitution des événements qui ont ébranlé la capitale de l’Algérie et secoué l’opinion internationale, à l’heure de la guerre révolutionnaire menée par le FLN contre les forces coloniales. Outre l’aspect historique qui retrace avec force l’atmosphère de l’époque, le film a de grandes qualités : un scénario bien construit qui ménage le suspense, des personnages forts, tant du côté des résistants que de l’armée. Un film à ne pas manquer. |
| LE
CHARBONNIER, en présence du réalisateur Mohamed
Bouamari. Lundi 22 septembre à 20h30 Tanit d’argent au festival de Carthage en 1972 ; Prix de la critique internationale à Ouagadougou en 1973 ; Prix de l’office catholique international de Berlin en 1974. 1972. Durée : 1h40. Réalisateur : Mohamed Bouamari, avec Fatima Ousliha, Youssef Hadjam et Ahmed Hamoudi. Belkacem, le charbonnier, est un homme dans le force de l’âge qui lutte sans merci contre la nature et ses éléments pour faire vivre tant bien que mal sa petite famille. Il fabrique du charbon de bois qu’il va vendre au marché hebdomadaire. Découragé, il va en ville tenter sa chance pour trouver un travail rémunérateur. C’est un échec et il retourne alors à son village où il apprend que sa femme est allée travailler à l’usine textile du village, ce qui est absolument contraire à la tradition et qui le plonge dans une profonde colère. A sa sortie, Le Charbonnier a fait grande impression par sa sobriété et sa valeur de témoignage sur la paysannerie algérienne. Trente ans après, l’impression est toujours aussi forte. On a très rarement l’occasion de pénétrer ainsi dans l’Algérie rurale, de partager la vie de ceux qui constituent le terreau d’un pays. Le Charbonnier est un film rude et poétique, servi par une superbe image. Ne manquons pas cette occasion de voir en salle un film qui compte dans le patrimoine mondial du cinéma. |
GOOD
BYE, LENINE (V.O.)Jeudi 25 septembre à 20h30 Dimanche 28 septembre à 18h et 20h30 Lundi 29 septembre à 20h30 2003. Allemagne. Durée : 1h58. Réalisateur : Wolfgang Becker, avec Daniel Brühl, Katrin SaB, Chulpan Khamatova. Alex, jeune berlinois de 21 ans, apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Les mois passent, le coma ne cède pas, la ville se transforme si vite et tellement que, lorsque la mère d'Alex ouvre enfin les yeux, elle ne pourrait plus la reconnaître. Pour lui éviter un choc qui pourrait être fatal à son cœur malade, Alex reconstruit son univers familier et s'efforce de faire revivre la RDA dans les 79 m2 de l'appartement remis aux normes socialistes. Voilà le
film que l'on attendait sur la chute du mur de Berlin. Sans didactisme
aucun, il décrit la fin d'une utopie. Lucide et intelligent, Good
bye Lenine frappe juste quand il s'attarde sur les efforts d'Alex pour
faire durer le mensonge, par amour pour sa mère malade. Mêlant
situations comiques et tragiques, il pose la question fondamentale du
renoncement. A quoi la mère ne peut-elle renoncer ? Qu'est-ce qui
faisait la RDA ? Il en sort une description tout à fait singulière
de l'ex-RDA. Souhaitons que ce film réjouissant, étonnant
et original, marque réellement le retour en force du cinéma
allemand. |