Affiche Le retourLE RETOUR (V.O.)

Jeudi 5 février à 20h30
Dimanche 8 février à 18h et 20h30
Lundi 9 février à 20h30

2003. Russie. 1h46. Réalisateur : Andreï Zviaguintsev, avec Vladimir Garine, Ivan Dobronravov.

La vie de deux frères est soudainement bouleversée par le retour de leur père, dont ils ne se souvenaient qu’à travers une photographie vieille de dix ans. Est-il vraiment leur père ? Pourquoi est-il revenu après tant d’années ? Les enfants cherchent les réponses à ces questions sur une île lointaine, voyageant avec cet homme dont ils ne savent rien.

Pour une fois, un Lion d’or n’a pas été contesté à Venise. En effet, le premier film d’Andreï Zviaguintsev, attache, fascine, déconcerte : le mystère constant, l’étrange beauté de l’image, la qualité de l’interprétation font penser aux plus grands maîtres du cinéma russe.

Coup de coeur :Affiche L'esquiveL’ESQUIVE

Jeudi 12 février à 20h30
Dimanche 15 février à 18h et 20h30
Lundi 16 février à 20h30

2003. France. 1h57. Réalisateur : Abdellatif Kechiche., avec Osman Elkharrz, Sara Forestier, Sabrina Ouazani, Nanou Benhamou.

Dans un collège d’une cité de la banlieue parisienne, une jeune professeur de français entreprend de monter avec ses élèves Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. Frida incarne Sylvia et sa copine Lydia, l’une des rares « non-beurettes » de la classe, s’impose en Lisette. Pour se rapprocher d’elle, Krimo va « acheter » à Rachid son rôle d’Arlequin dans la pièce. Mais le théâtre n’est vraiment pas son truc….

Quelle merveilleuse surprise que ce film, loin des clichés traditionnels sur la banlieue. Pas de tags, pas de casses, pas de trafics ni de rackets, même si l’on sent bien que tout n’est pas rose quand les pères et les frères sont en prison, que la police met tout le monde dans le même sac et traite les ados avec une brutalité réaliste. Dans l’Esquive, tout repose sur le langage et les sentiments, comme chez Marivaux. Et quel langage, étourdissant, à fleur de nerfs les jeunes acteurs sont tous remarquables. Un régal qui vous donne une grande bouffée d’optimisme et de fraîcheur. En ces temps moroses, c’est une occasion à saisir.

GRANDES REPRISES : SOUDAIN L’ETE DERNIER (V.O.)

Mardi 17 février à 20h30

1959. Etats-Unis. 1h56. Réalisateur : J.Manckiewicz, avec Elisabeth Taylor, Katherine Hepburn, Montgomery Clift.

Une riche veuve entend faire une importante donation à un hôpital psychiatrique à condition que l’on pratique une lobotomie sur sa nièce Catherine. Mais le docteur interroge Catherine et va découvrir une horrible vérité.

Manckiewicz au sommet de son art. Probablement un de ses meilleurs films.. et un hommage tardif des Visiteurs du soir à Katherine Hepburn disparue il y a peu.

KATIA ET LE CROCODILE

Dimanche 15 février à 15h

1966. Tchékoslovaquie. 1h20. Réalisateur : Vera Plicova Simkova et Jan Kucera, avec Yvetta Hollenarova, Minka Mala, Tomas Barboka.

Katia a 8 ans et s’ennuie. Un écolier, rencontré par hasard, lui confie les animaux de sa classe qu’il était censé garder pendant les vacances : deux lapins, un petit singe, un étourneau qui parle, des souris blanches, une tortue et un bébé crocodile. Katia rapporte la ménagerie chez son grand-père, mais les animaux ne vont pas tarder à profiter d’une liberté inattendue.

Un grand classique du film pour enfants que l’on peut montrer à des tout petits, ce qui est rare pour un film de fiction : une narration simple mais ménageant le suspense, la poésie d’une journée endiablée dans un Prague où souffle déjà un air de printemps. Une merveille à ne pas manquer.

Affiche Apres VousAPRES VOUS

Jeudi 19 février à 20h30
Dimanche 22 février à 18h et 20h30

2003. France. 1h50. Réalisateur : Pierre Salvadori, avec Daniel Auteuil, José Garcia, Sandrine Kiberlain, Marilyne Canto.

Antoine, tranquille maître d’hôtel, sauve du suicide Louis, dont la petite amie, Blanche, vient de le quitter. Antoine se sent responsable de lui, le couve et essaie même de faire revenir Blanche. Pour l’aider à reprendre pied dans la réalité, il l’impose comme sommelier dans sa brasserie.

Voilà une comédie qui dégage une telle chaleur, une telle dose d’honnêteté et d’humour, qu’elle ne peut qu’emporter la totale adhésion des spectateurs. Daniel Auteuil est touchant de candeur, José Garcia met son tempérament au service des angoisses de son personnage, et Sandrine Kiberlain atteint une humanité bouleversante d’imperfection et de fragilité. Une excellente comédie.

CHRONIQUE D’ANNA MAGDALENA BACH (V.O.) dans le cadre d’un trimestre de manifestations autour de l’œuvre des Straub (Villa Arson, Espace Magnan, cinéma Mercury, cinéma Rialto)

Gratuit pour les adhérents

Lundi 23 février à 20h30
présenté par Servane Zanotti, Présidente de l’association Des films et leurs sites

1967. RFA. 1h33. Réalisateur : J.M. Straub, avec Gustav Leonhardt, Christiane Lang, Andreas Pangritz.

Quelques mois après la mort de sa première femme en 1720, J.S.Bach épouse la chanteuse Anna-Magdalena Wülken. Cette dernière évoque les trente années passées auprès de son époux.

« Nous voulions essayer de porter de la musique à l’écran… Il y avait aussi l’envie d’évoquer une histoire d’amour telle qu’on n’en connaît pas encore. Une femme parle de son mari qu’elle a aimé jusqu’à sa mort. » La musique de J.S Bach fournit l’élément essentiel du film. Les admirateurs de Bach seront ravis d’entendre ses œuvres jouées à la perfection par Gustav Leohnardt, et les spectateurs curieux de revoir ce film si caractéristique de l’œuvre des Straub.

Affiche Lost In translationLOST IN TRANSLATION (V.O.)

Jeudi 26 février à 20h30
Dimanche 29 février à 18h et 20h30
Lundi 1er mars à 20h30

2003. Etats-Unis-Japon. 1h40. Réalisatrice : Sofia Coppola, avec Bill Murray, Scarlette Johansson.

Bob Harris, acteur américain dans la cinquantaine, débarque à Tokyo pour y tourner une pub. Installé dans un palace, confronté à des gens dont il ne comprend ni la langue ni la culture, il rencontre Charlotte, jeune mariée américaine qui a suivi son mari, photographe de mode, et s’ennuie en l’attendant…

Les critiques sont unanimes à saluer le talent de Sofia Coppola dont le premier long métrage Virgin Suicides avait déjà été une réussite. Dans un genre très différent, sous des allures de totale légèreté, elle s’attaque ici à l’un des défis les plus ardus : traduire l’indicible. Et cela marche : le film atteint une grâce parfaite. Les acteurs n’y sont pas pour rien, en particulier Bill Murray qui allie désinvolture, humour, intelligence. « Tout cela donne une symphonie de petits riens, qui envoûte en douceur mais dont les échos résonnent en profondeur ». Fiches cinéma

Affiche Les enfants de la pluieLES ENFANTS DE LA PLUIE

Dimanche 29 février à 15h

2002. France-Corée. 1h36. Réalisateur : Philippe Leclerc

Dans un univers futuriste, deux peuples s’affrontent : Les Pyross, adorateurs du feu, et les Hydross qui adorent l’eau. L’amour impossible de deux enfants de chaque peuple parviendra à réunifier la Création.

Les Enfants de la pluie ont un style bien à part : trait léger et animation excellente. Le réalisateur a fait ses premières armes au côté de Pierre Grimaud. D’une grande richesse dramatique, le film présente un univers riche, des personnages attachants et diffuse un message invitant à la préservation d’un certain ordre naturel, message auquel parents et enfants ne manqueront pas d’être sensibles.