FILMS DU PATRIMOINE

CYCLE WESTERNS


COUPS DE FEU DANS LA SIERRA (V.O.) Film du Patrimoine

dimanche 18 octobre à 15h00 - mardi 20 octobre à 20h30

1962. Etats-Unis. 1h34. Réalisé par Sam Peckinpah, avec Randolph Scott, Joel McCrea, Mariette Hartley

Steve Judd, doit aller chercher l’or de chercheurs et le rapporter à la banque. Il se fait accompagner par son vieil ami Gil Westrum qui n’a accepté le travail que pour s’emparer de l’or. En route, ils sont les hôtes d’un paysan quaker dont la fille Elsa se joint à eux pour aller épouser son fiancé Billy.
Deuxième long métrage de Sam Peckinpah, d’une quasi perfection d’écriture et de mise en scène, cette oeuvre charnière entre le western classique et le western crépusculaire est un des plus beaux westerns des années 60.


 


 


CINEMAS D’AILLEURS :

INDE : LE CINÉMA DU KERALA

8 films inédits du patrimoine kéralais. Du mardi 10 novembre au lundi 16 novembre



RIO BRAVO (V.O.)

Dimanche 20 décembre à 15h - Mardi 22 décembre à 20h30

1959. Etats-Unis. 2h21. Réalisé par Howard Hawks avec John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson

Un ami du shériff John Chance est assassiné par le frère du puissant Nathan. Chance arrête le meurtrier et l’enferme dans la prison en attendant la venue d’un marshall fédéra. Il ne peut compter que sur le soutien de son adjoint Dude, brisé et devenu alcoolique suite à un chagrin d’amour, de Colorado, un jeune tireur d’élite et de Stumpy un vieillard infirme. Ils sont encerclés dans la prison par els hommes de Nathan.
Un des plus beaux westerns et un des plus beaux films. « Les scènes de combat sont concises.[…] Mais le véritable sujet n’est pas seulement le sauvetage de Dude, c’est aussi le plus beau film tourné sur la séduction, sur l’art que possède une femme de faire croire qu’elle a été choisie […] En prime deux chanteurs : Dean Martin et Ricky Nelson, la jeune star du rock’n’roll, créateur de « Teen-age idol ». Ils interprètent chacun une chanson et une autre en duo. » Guide des films. C’est peut-être l’occasion pour les amoureux de cinéma de faire découvrir le western à la jeune génération. Le film n’a pas pris une ride.

 

 




CYCLE MILOS FORMAN


VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU (V.O.) interdit aux moins de 12 ans

Mardi 19 janvier à 20h30

1975.Etats-Unis. 2h09.. Réalisé par Milos Forman, avec Jack Nicholson, Louise Fletcher, William Redfield.

Condamné pour viol, McMurphy est transféré à l’hôpital psychiatrique. Il y contrarie els efforts de thérapie du groupe d’infirmières en sabotant jeux et promenades…
« Enorme succès pour ce film qui fut tourné dans l’hôpital psychiatrique de l’Oregon et qui est fondé sur l’opposition entre Mc Murphy, interprété de façon impressionnante par Jack Nicholson, et l’infirmière Ratched superbement interprétée par Louise Fletcher. » Guide des films
Oscars du cinéma 1976 : Vol au dessus d’un Nid de coucou / meilleur film et meilleur producteur pour Michael Douglas / meilleur réalisateur pour Milos Forman o meilleur acteur pour Jack Nicholson / meilleure actrice pour Louise Fletcher / meilleur scénario adapté pour Bo Goldman et Lawrence Hauben.
De fait, Vol au-dessus d'un nid de coucou est, avec New York-Miami de Frank Capra et Le Silence des agneaux de Jonathan Demme, la seule œuvre cinématographique à avoir reçu les cinq trophées les plus importants de la cérémonie.

 

 

 



L’AS DE PIQUE (V.O.)

Mardi 16 février à 20h30

1964. Tchécoslovaquie. 1h30. Réalisé par Milos Forman avec Ladislav Jakim, Pavla Martinkova, Jan Vostrcil

Stroker, coureur de circuit automobile, signe sans le lire un contrat avec un sponsor. Contraint à faire de la publicité déguisé en poulet et très humilié , il se donne du mal pour être renvoyé, aidé par la belle Pembrook, l’attachée de presse.
Premier long métrage de Milos Forman qui a étudié le cinéma à l'Académie de Musique et d'Art Dramatique de Prague : «Très remarqué dans les festivals de New York, Venise et Locarno, où il remporta d'ailleurs le Grand Prix, L'as de Pique est souvent considéré comme le fer de lance et le manifeste de la Nouvelle vague tchèque. Milos Forman utilisait à l'époque une méthode assez singulière, pour tendre vers ce que l'on appelait alors le "cinéma vérité" : il ne donnait par exemple pas le scénario complet aux comédiens, lecture de la scène une seule fois afin que les acteurs jouent le plus possible avec leurs propres mots, apprentissage des dialogues et jeu d'une scène plusieurs mois à l'avance de sorte qu'au moment du tournage, ils la jouent en fonction de leurs souvenirs, des caméras qui tournaient sans que les acteurs et les figurants ne le sachent...Ainsi, tout devait tendre vers le plus d'authenticité possible. » Allocine

 

 



CYCLE COMÉDIES ITALIENNES


LES MONSTRES (V.O.)

Mardi 20 avril à 20h30

i1963. Italie. 1h55. Réalisé par Dino Risi avec Ugo Tognazzi, Marino Mase, Vittorio Gassman l

Dix-neuf sketches, souvent féroces, sur les petites bassesses de tous les jours interprétés avec vigueur par Vittorio Gassman et Hugo Tognazzi.
« Les Monstres de Dino Risi est considéré par beaucoup comme l'une des meilleures comédies italiennes de l'âge d'or du genre, dans les années soixante. Observateur implacable de ses contemporains, pourfendeur des travers son époque, Dino Risi laisse libre cours à sa verve satirique. En une vingtaine de "tableaux", le cinéaste croque une humanité dont la bêtise n'a d'égale que la cruauté. Un résultat que l'on doit en grande partie aussi à la plume trempée dans l'acide de brillants scénaristes : Furio Scarpelli, Agenore Incrocci, Ruggero Maccari, sans oublier Ettore Scola. Pour la petite histoire, l'expression consacrée de "comédie à l'italienne" avait le don d'agacer Dino Risi, qui déclara : "Pourquoi s'obstiner à dire " comédie à l'italienne " ? Celles qui sont faites en Amérique ne sont pas appelés " à l'américaine ". Si les critiques aiment les étiquettes, je proposerais celle-ci : " la comédie à l'italienne comme la définissent les critiques à l'italienne". » Allocine

 

 

 

 



AFFREUX,SALES ET MECHANTS (V.O.)

Semaine du 5 mai

1976. Italie. 1h51. Réalisé par Ettore Scola avec Nino Manfredi, Francesco Anniballi, Maria Bosco

Dans un bidonville à Rome, Giacinto règne en tyran sur sa nombreuse famille. Tous acceptent son autorité et sa mauvaise humeur, car le patriarche possède un magot que chacun espère lui voler. Chaque jour, il lui faut trouver de nouvelles cachettes et défendre son bien fusil en main. Lorsqu'il décide d'installer sa concubine dans le baraquement, la révolte gronde...
Présenté à Cannes en 1976, le film a permis à Ettore Scola d'y remporter le Prix de la mise en scène. Il s’appuie surtout sur un casting exemplaire fait de professionnels et d’amateurs, gravitant autour de l’immense et regretté Nino Mandredi, impérial dans le rôle du plus affreux de tous: le grand-père, c’est-à-dire l’argent (celui de l’assurance, suite à un accident qui lui a brûlé l’œil gauche) à portée de tous. Et l’argent, c’est ce qui rend ces pauvres - venus trouver à Rome des conditions décentes de vie et de travail – envieux, malhonnêtes, et d’autant plus affreux, sales et méchants. Une comédie tout à fait politiquement incorrecte, dans laquelle le discours social devient incroyable de violence et de pertinence. Une œuvre à redécouvrir impérativement.

 

 



LE FANFARON (V.O.)

Semaine du 2 juin

1962. Italie. Réalisé par Dino Risi, avec Vittorio gassman, Jean-Louis trintignant, Catherine Spaak

A Rome, le jour férié du 15 août, la ville est déserte. Bruno Cortona (Vittorio Gassman), la quarantaine vigoureuse, amateur de conduite sportive et de jolies femmes, déambule en voiture à la recherche d'un paquet de cigarette et d'un téléphone public. Roberto Mariani (Jean-Louis Trintignant), un étudiant en droit resté en ville pour préparer des examens, l'accueille chez lui. Sous l'impulsion de l'exubérance et du sans-gêne de Cortona, ils entreprennent un voyage en voiture qui les emmènera vers des destinations toujours plus lointaines. Le jeune étudiant va découvrir l'écart entre la réalité et ce qu'il imaginait concernant l'amour et les rapports sociaux.
Le film qui imposa Risi. "Le réalisateur brosse des portraits hauts en couleurs de ses compatriotes dans des ambiances sonores cacophoqies et porte un regard à la fois inquiet et ironique sur la société italienne en mutation (...). C'est un peu l'Italie que Dino Risi dépeint à la fois au travers de ces deux personnages que tout oppose et au travers des rencontres qu'ils font dans leur périple. Vittorio Gassman est particulièrement à l'aide pour exprimer toute l'exubérance de son personnage au verbe haut, fonceur et sans inhibitions, le doigt sur le klaxon italien de sa petite Lancia décapotable. Vide et superficiel, Risi lui donne tout de même des qualités: la sociabilité, une extraordinaire vitalité et une certaine perspicacité à jauger les gens qu'il a en face de lui. Et face à lui justement, il y a Jean-Louis Trintignant, tout son contraire, doté lui aussi de qualités et de défauts: il est certes beaucoup plus posé et réfléchi, mais il est aussi effroyablement timide et surtout trop malléable. Malgré l'apparente légèreté, ce double portrait que nous offre Le Fanfaron est particulièrement riche." Le Monde